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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 20:54
6 ateliers d'écriture ont été nécessaires, entre le 2 février et le 11 mars, pour parvenir à écrire les 4 nouvelles et dessiner les illustrations les accompagnant.








                                                                               
















Par association éclats de voix
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 20:24
Voici les photos de la première rencontre qui a eu lieu à la résidence Léon Burckel le vendredi 1er février 2008.



















Par association éclats de voix
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 22:25
Histoire écrite et illustrée par :

Sarah
Laureleen
Julien
Romain

Inspirée des souvenirs d'enfance d'Odette Gentien
lors d'ateliers d'écriture animés par Sandra Orain


L'histoire se déroule à Amiens durant la Seconde Guerre Mondiale, l'héroïne est une fillette, Odette...


Odette :
Je m'appelle Odette Gentien, j'ai 10 ans, je vais à l'école Petit Saint Jean en classe de CM2. J'habite avec mes parents, dans une petite maison près du lac de la Hotoie à Amiens. J'ai trois copines et à nous quatre on est la bande des tricheuses de l'école.

En ce moment, c'est difficile, car c'est la guerre, nous n'avons pas beaucoup à manger et mon père n'est jamais là puisqu'il est militaire. Ma mère doit se débrouiller seule, moi, j'essaie de l'aider mais je n'y arrive pas, j'ai hâte que cette guerre se termine.    


Une nouvelle élève arrive à l'école, elle s'appelle Amandine. Elle reste isolée dans la classe, personne ne lui adresse la parole parce qu'elle est Allemande. Comme c'est la guerre et que les Allemands occupent la France, Amandine est mal considérée par se camarades et par les institutrices.

Amandine :
Je m'appelle Amandine, j'ai 10 ans et depuis quelques jours j'habite à côté de l'école Petit Saint Jean où je vais en classe de CM2, avant j'habitais en Allemagne, mais avec la guerre nous sommes venus vivre en France dans cette caserne allemande. Ma mère s'appelle Katarina et mon mère, Hans, il est militaire. J'ai un frère et une soeur qui s'appellent Charlotte et Ian, ils sont tous les dux plus grands que moi. Pour moi c'est difficile parce que j'ai quitté mon pays, mes amis, une partie de ma famille pour venir vivre ici, où personne ne me parle parce que je suis Allemande. Ici, les maîtresses ne m'aiment pas, tous les jours, elles me demandent d'aller chercher le charbon pour chauffer la salle de classe, en plus on se moque de moi parce que je ne parle pas très bien le français. Les enfants ne m'aiment pas et m'insultent.


Tous les jours, Odette croise la nouvelle sur le chemin de l'école. Amandine est rejettée parcequ'elle mange à sa faim alors que tous les autres enfants de l'école sont appauvris et doivent se contenter des tickets de rationnement pour pouvoir manger. Odette, un jour qu'elle avait trop faim, se rendit à la porte de la caserne pour réclamer du pain aux Allemants, elle prononçait alors les seuls mots qu'elle connaissait en allemand : " Brot, Brot !"
Amandine surprit Odette qui rougit de honte, elle ne voulait pas qu'on sache qu'elle était si pauvre.

Amandine (à elle-même) : Oh la pauvre, elle n'a rien à manger, comment pourrais-je l'aider ?  Elle qui me déteste.

Malgré tout, elle se dit qu'elle allait quand même essayer de l'aider. Amandine appela Odette, qui honteuse, tentait de s'enfuir.

Amandine
: Attends Odette, ne pars pas, je peux t'aider.

Odette : Non, je n'ai pas besoin de toi.

Amandine : Si tu veux, je peux te donner du pain, des gâteaux, du chocolat, dse bonbons...

Odette (d'un ton menaçant) : Si tu en parles aux autres, je ne te parlerais plus jamais !

Amandine : Ne t'en fais pas, je ne le dirai à personne, de toute façon, je connais personne ici, sauf toi.

Amandine proposa à Odette d'aller prendre le repas chez elle, à la caserne allemande. Les deux fillettes mangèrent des moules-frites et un  gâteau au chocolat que leur préparait en secret Charlotte, la soeur d'Amandine. Odette était heureuse parce que ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas aussi bien mangé.

Odette (à elle-même) : En arrivant à la maison, je ne me sentais pas bien, j'avais honte d'avoir si bien mangé alors que je connaissais plein de monde qui ne mangeaient pas à leur faim, en plus j'avais l'impression d'avoir trahi mon pays en mangeant avec des Allemands. J'avais mal au ventre.


La mère d'Odette, comme tous les soirs, préparait une soupe à l'eau avec du pain, Odette se forçait à manger, elle n'avais pas faim du tout. Après le repas, son ventre était tout gonflé, sa mère la surpris malade, en train de vomir. Elle posait des questions parce qu'elle ne comprenait pas ce qui se passait, Odette lui mentit et lui dit que la soupe n'était pas bonne. Le lendemain matin, sur le chemin de l'école, Odette croisait Amandine, elle ne savait pas quelle attitude avoir.


Amandine : Est-ce que le repas d'hier soir t'a fait plaisir ? Si tu veux, tu peux revenir quand tu veux.

Odette : Ca m'a fait plaisir mais j'ai été malade toute la nuit, en plus je ne pouvais pas expliquer à ma mère pourquoi et puis aussi, je me sens un peu triste et gênée par rapport aux autres qui n'ont rien à manger.

Amandine : J'aimerais bien aider les autres mais ils ne m'aiment pas tu sais. J'aimerais tant me faire des amies ici.


Odette est maintenant véritablement l'amie d'Amandine. Odette propose un plan à Amandine pour qu'elle se fasse accepter à l'école par ses camarades. Amandine accepte la proposition sans discuter.

Odette : Si tu veux te faire des amis, j'ai une idée mais il faut que tu écoutes bien ce que je vais te dire. Demain, nous ferons l'école buissonnière, je t'emmenerai chez des voisins qui sont très pauvres et qui n'ont rien à manger à cause de la guerre. Nous leur donnerons de la nourriture que tu prendras chez toi, à la caserne. Par contre, tu ne devras pas dire un mot, sinon ils verront que tu es Allemande et ne te feront pas confiance.

Amandine : D'accord, je ferai tout ce que tu m'as dit.


Le lendemain, elles exécutèrent leur plan. Amandine était satisfaite car elle avait aidé des gens qui étaient vraiment dans le besoin. Odette et Amandine étaient devenues de vraies amies. A l'école, les deux fillettes étaient devenues inséparables. Les amies d'Odette, Solange, Audrey et Georgina, avaient du mal à accepter Amandine et s'éloignaient peu à peu de la jeune fille. Dans la cour de l'école, la bande des tricheuses s'était réduite à trois filles au lieu de quatre. A la sortie de l'école, un ami du quartier, François, qui avait vu les efforts d'Amandine pour aider les voisins, tenta de les réconcilier.

François : Vous savez les filles Amandine est une fille bien, elle nous a tous donné de la nourriture alors que jusqu'à maintenant on la traitait de "sale boche". Elle a partagé ce qu'elle avait sans le dire à personne.

Georgina : Tu crois qu'on s'est peut-être trompé sur son compte ?

François : Oui, je crois que vous pouvez l'accepter parmi vous et en faire une copine.

Georgina : Mais c'est quand même une Allemande...

François : Qu'est-ce que ça change ! Tu sais, nous sommes avant tout des enfants, allons tous jouer ensemble sur la place !!


Les filles furent convaincues par François et le groupe d'enfants s'en alla rejoindre Odette et Amandine sur la place pour s'amuser. Tous acceptèrent Amandine qui continuait d'aider les habitants du quartier en gagnant peu à peu leur confiance.


Fin.
Par association éclats de voix
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 21:34
Une histoire écrite et illustrée par :

Axel
Dylan H.
Laura
Lorenzo
Madeleine
Matthieu

Librement inspirée des souvenirs d'André Bizien
lors des ateliers d'écriture animés par Fabrice Passe.



Je m'appelle André Bizien. La première fois que je suis allé à l'école c'était en 1948 et j'avais 6 ans. C'était la rentrée des classes. J'étais habillé avec une blouse, un pantalon, un imperméable et des galoches. J'avais les cheveux blonds.

Quand je suis rentré dans la cour, il y avait plein d'enfants. Sous le préau, certains jouaient aux osselets et aux billes pendant que d'autres s'amusaient à la marelle.

Alors que je m'approchai d'eux, la cloche sonna. Le directeur me dit d'aller me ranger devant la porte de la classe comme les autres élèves. Il avait des cheveux blancs et noirs. Son visage était couvert de barbe et il portait de grosses lunettes qui faisaient ressortir ses yeux verts. Il était habillé avec un pull noir et un pantalon beige.

Il nous ouvrit la porte et nous sommes entrés en classe. Avant de m'asseoir, je posai mon imperméable sur le porte-manteaux.

La classe était grande avec un immense tableau noir. Une vingtaine de tables à encre étaient placées dans la pièce et alignées les unes derrière les autres. Des encriers, des ardoises, des craies et des plumes étaient posés sur chacune des tables. Au fond de la classe, un globe terrestre surmontait une grande armoire marron. A côté du tableau se trouvait un boulier.

Les élèves étaient calmes et attendaient la maîtresse. Quand la porte s'ouvrit, ils se levèrent pour l'accueillir en disant "Bonjour Madame Joly". Ses cheveux blonds étaient coiffés en chignon et elle portait une robe violette et des talons.

La maîtresse fit l'appel. Puisque mon nom commençait par un B, c'est moi qu'elle appela en premier. Après avoir prononcé mon nom, elle me regarda et me fit un grand sourrire : j'étais tombé amoureux de ma maîtresse !


Fin
Par association éclats de voix
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 10:55


Histoire écrite et illustrée par

Aurélie
Stecy
Dylan B.
Marc
Guillaume
Greg



 

 


 

librement inspirée des souvenirs d’enfance de Lucienne Baehr

 

lors d’ateliers d’écriture animés par Isabelle Merlo.

Lucienne Baehr a écrit les deux premiers paragraphes du texte et les élèves ont imaginé la suite.

 

 

      Une sonnerie me fait sursauter, il est sept heures. C’est vrai aujourd’hui c’est la rentrée, le 1er octobre 1932.

Il faut que je me dépêche, heureusement la toilette à l’eau froide ça réveille et met les idées en place. Enfin je suis prête ! 
Sur la route, je rencontre des filles avec des blouses et un cartable neuf. Moi j'ia un peu honte de moi. Quelques jours avant la rentrée, les familles nomreuses avaient reçu une paire de galoches qui faisaient un bruit de tonnerre et tout le monde me regardait (enfin je croyais) 

En arrivant à l’école, j’ai la surprise de voir que d’autres enfants ont les mêmes galoches. Cela me donne du courage.


    Je rentre dans la classe et je m'assois à la table la plus proche.
Je me présente : « Bonjour, je m’appelle Lucienne, j’ai 10 ans, j’aime l’orthographe et les livres d’histoire. J’ai 3 sœurs et 2 frères. C’est moi l’aînée. Avant d’emménager à Paris, j’habitais à Marseille. Mon père est cordonnier et ma mère s’occupe de nous.»

La maîtresse, nouvelle elle aussi, se présente à son tour : « Bonjour, je m’appelle Madame Bouton ».

Je me dis que ça lui va bien, elle est remplie de boutons. Les enfants sourient.

Madame Bouton est vêtue d’une longue jupe grise et d’un pull gris clair. Elle nous donne ensuite l’emploi du temps de la matinée.

 

Nous commençons par la leçon de morale. L’enseignante écrit la phrase au tableau : le vol est un délit et elle nous explique qu’il ne faut pas prendre quelque chose qui appartient aux autres sans leur permission.
C'est enfin terminé, je suis contente, je déteste les leçons de morale. Une élève demande : "Je peux distribuer les ardoises s'il vous plaît Madame ?" Ah ! Cela doit vouloir dire que nous allons faire des calculs. Je suis nulle en calcul.

 

Enfin, la cloche sonne, il est 10h15, c’est la récréation. Un peu triste quand même, je marche seule dans la cour et un groupe de filles se dirige vers moi. Je n’ai plus trop honte de mon tablier et de mes galoches, d’autres filles en portent également. Mes nouvelles amies s’appellent Josette, Jane, Joséphine et Vanessa.

Je termine la récréation avec elles, nous bavardons et faisons des jeux de mains.

 

La récréation est vite terminée. Nous rentrons en classe. C’est l’heure de la dictée. La maîtresse dicte des mots invariables : alors, ensuite, d’abord, soudain… Je pense avoir bien réussi car je suis forte en orthographe.

Ensuite, nous faisons une leçon sur les Gaulois. Je trouve cette leçon passionnante. Nous apprenons des tas de choses sur les Gaulois : comment ils sont habillés, qu’ils portent des tresses, qu’ils possèdent des armures, des casques et des fourches.

Il est midi, c’est l’heure du repas. Je mange à la cantine. C’est Georgette qui s’occupe de nous. Elle est très gentille. Nous mangeons des tomates, du hachis Parmentier, du fromage et une crème au chocolat. Ce premier repas était délicieux.

Je retrouve alors mes nouvelles amies et nous jouons à la marelle.

Il est 13 heures. Nous retournons en classe, c’est reparti pour 1h30 de travail ! Nous  faisons du vocabulaire, Madame Bouton écrit le titre au tableau : le dictionnaire.

La maîtresse dit un mot difficile, par exemple transcutané, et la première qui a trouvé le mot lit la définition. C’est moi qui lis la définition de «  défaillant », c’est normal, mes parents m’ont offert un dictionnaire pour Noël dernier et je m’amuse souvent, seule, à chercher des mots. Puis nous travaillons en sciences sur le corps humain. C’est déjà plus compliqué.

 

Ouf ! 15 heures, c’est enfin la récréation. Je sors et je vais retrouver mes copines. Nous jouons aux billes. Je gagne et cela rend mes copines jalouses.

 

En rentrant dans la classe, Mademoiselle Bouton nous explique : « Nous allons apprendre la couture dans une autre salle ».

Quand nous nous rendons dans la salle de couture, il y a du fil de toutes les couleurs ainsi que des aiguilles de tailles différentes qui sont préparées sur une table.

La salle est décorée avec du papier peint, il y a des motifs qui représentent du fil et des aiguilles. On commence à poser des boutons et à faire du tricot avec de la laine de mouton, j’ai un peu de mal mais c’est bien. Puis l’institutrice demande que nous brodions un mouchoir, au début je me dis que je n’y arriverai pas mais je réussis finalement. Nous retournons en classe. La jeune maîtresse déclare : Maintenant j'écris les devoirs au tableau. Pour mardi, vous avez 5 verbes à conjuguer et une leçon d'histoire. Au revoir les enfants ! 

 

J’avais un peu peur en arrivant ce matin, mais, à la fin de la journée, j’ai trouvé que c’était assez simple. Cette journée était très bien, parce que je me suis fait des amies. J’ai hâte d’être à demain !  

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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 10:36

HISTOIRE D’ENFANCE

Une nouvelle écrite et illustrée par :

AMANDINE

BENJAMIN

GORDON

MANON

MELINDA

MIRELLA

 

Librement inspirée des souvenirs partagés par :

Mme Jeanine B 

 

Bonjour, je m’appelle Jeanine, j’ai 69 ans et je vais vous raconter mon histoire. Quand j’avais 10 ans, j’allais à l’école communale de Vaux-sous-Laon, dans l’Aisne, en classe de CM2 avec Mme Sévère.

 

Un jour, le 13 juillet, je me rendais à l’école à pied. C’était une journée très chaude et très ensoleillée. Je m’étais levée à 7h 30 pour me préparer et je suis partie pour l’école à 8h 20. J’ai retrouvé Marie-Pierre à la grille de l’école, ma pire ennemie depuis qu’elle m’avait poussée dans la cour. Avant de rentrer en classe, je rejoins mes amies : Odette, Ginette et les autres.

 

La cloche sonne et nous nous mettons en ligne devant la porte de la classe. Mme Sévère vérifie nos mains. Nous lui montrons nos ongles et nos paumes et elle inspecte nos blouses, nos galoches et nos cheveux qui devaient être attachés. Après l’inspection, nous entrons dans la classe et nous nous asseyons à notre place. Je suis assise à côté de Marie-Pierre car nous sommes placées par ordre alphabétique et son nom de famille suit le mien. La maîtresse nous demande de sortir nos cahiers pour commencer la leçon de morale. Ce jour-là, la phrase a étudier est « plus fait douceur que violence » La maîtresse nous demande ce que veut dire cette phrase. Personne ne veut répondre parce que si on se trompait Mme Sévère nous faisait une remarque. La maîtresse prend au hasard un cahier du jour et tombe sur celui d’Odette. Elle se lève, intimidée et répond :

« Oui, Madame »

Odette essaie de bien répondre mais elle se trompe. La maîtresse lui dit :

«  asseyez-vous Mademoiselle »

 et elle explique :

« cette phrase veut dire qu’il vaut mieux demander les choses avec gentillesse qu’en utilisant la violence »

L’institutrice a fini la leçon de morale et nous demande de fermer nos cahiers pour commencer la leçon de calcul. Nous prenons nos ardoises et nos craies pour faire des multiplications. Je soupire car je n’aime pas le calcul. J’avais hâte que ça finisse pour aller en récré jouer avec mes amies à la marelle ou à la corde-à-sauter. Mais la maîtresse a remarqué que je ne suivais pas, parce que je regardais souvent l’heure. Quand, la cloche sonne pour annoncer la récréation, je me lève mais la maîtresse m’appelle. Je me pose des questions. Mme Sévère me demande de réciter la leçon mais je n’avais pas écouté. En punition, je reçois 100 lignes à recopier : « je dois être attentive en classe » que je dois commencer pendant la récré. Je ressors mon cahier, ma plume et mon papier buvard. Je trempe ma plume dans mon encrier et je commence à écrire. Marie-Pierre me nargue de la cour, elle me tire la langue, mais la directrice qui était juste derrière elle la surprend. Elle la prend par l’oreille et la ramène en classe. Mme Sévère est surprise et lui demande :

-         « pourquoi l’amenez-vous dans la classe ? »

Celle-ci lui explique ce qui s’est passé et donne à Marie-Pierre 50 lignes, la maîtresse lui rajoute 100 lignes de plus. Je suis très contente de voir Marie-Pierre punie. Mais celle-ci a à peine le temps de commencer, que la cloche retentit. Toutes les élèves se rangent et attendent l’autorisation de rentrer en classe. Tout le monde s’assoit et la maîtresse explique le programme de la fin de matinée :

« nous allons faire de la géographie puis une dictée »

La leçon commence : Mme Sévère sort une carte de géographie et son globe. Elle explique en quoi consiste le cours :

« la leçon dont nous allons parler porte sur les départements et les chefs-lieux de département » et elle écrit la leçon au tableau.

Une fois que le cours est terminé, la matinée prend fin avec une dictée. Il s’agit d’un paragraphe de cinq lignes tiré du livre, « Les lettres de mon Moulin » d’Alphonse Daudet.

 

Dès que la dictée est finie, la cloche sonne pour annoncer la pause déjeuner. Nous avons faim et nous sortons en courant pour voir nos mamans, qui nous attendent à la grille de l’école. Une seule élève doit attendre encore car aucune personne n’est venue la chercher. Je suis contente car j’ai très faim et je dévore mon assiette. Une fois que le repas est fini, c’est déjà l’heure de retourner à l’école !

 

L’après-midi commence par de la lecture. Nous sortons nos livres « les malheurs de Sophie » à la page 59.  Je lis deux pages et je suis contente car c’est mon livre préféré. Après, la maîtresse nous dit de prendre nos livres de mathématiques et de faire des calculs de racines carrées. Mais comme ce matin, je ne comprends pas, je vais voir la maîtresse. Mais Mme Sévère est occupée alors elle demande à Marie-Pierre de m’aider. Marie-Pierre n’a pas très envie de le faire, la maîtresse s’en rend compte et lui dit :

« Soit tu aides Jeanine, soit tu es punie »

Marie-Pierre est alors obligée d’obéir, elle vient me voir et me demande :

« qu’est ce que tu ne comprends pas ? » Marie-Pierre essaie de m’expliquer la leçon et j’ai enfin compris ! L’exercice est terminé quand la directrice arrive dans la classe. Nous nous taisons et nous nous levons, les mains derrière le dos. Elle nous dit que l’inspecteur académique va venir dans l’après-midi alors il faut que nous soyons sages.

 

A la récréation, nous sortons dans la cour. Avec mes amies nous n’aimons pas les garçons de l’école d’à côté, car ils crient trop fort. Nous n’arrivons plus à nous entendre. La récréation est presque finie, Marie-Pierre et moi nous apercevons un ballon voler par dessus le mur qui sépare les deux écoles. Deux garçons demandent la balle en criant mais nous n’arrivons pas à lancer aussi haut. Alors nous leur disons :

« on va vous ouvrir la grille, venez le récupérer ! »

Moi et Marie-Pierre nous leur ouvrons sous le regard des autres élèves de la classe. Au moment où les garçons vont récupérer le ballon, la directrice, Mme Plus-Sévère, les remarque. Les deux garçons essaient de s’enfuir mais la directrice les rattrape et les ramène par les oreilles dans leur école. 

L’institutrice qui a tout vu crie à ses élèves :

«  rentrez en classe immédiatement ! »

Marie-Pierre et moi devenons toute rouge car nous avons peur de la punition. Une fois rentrées dans la classe, Mme Sévère est très en colère et crie :

« levez vous, les mains derrière le dos. Qui est responsable ?

Dans le classe, c’est le silence complet. Voyant cela, l’institutrice leur dit : 

«  puisque personne ne veux répondre, c’est la punition collective. Mettez vous debout sur vos chaises, les mains en l’air »

Nous obéissons. La punition dure et nous commençons toutes à fatiguer. Moi et Marie-Pierre nous sommes très gênées que nos camarades soient punies à cause de nous. Au moment où nous allions nous dénoncer, on frappe à la porte. Qui rentre ? C’est l’inspecteur académique M. Dubois. La maîtresse est surprise, avec toute cette histoire elle avait oublié sa venue. Elle lève la punition et nous obéissons, contentes de pouvoir enfin nous reposer. L’inspecteur fait son inspection et la maîtresse ne parle plus de l’incident. Dès que M. Dubois est parti, la cloche annonçant la fin de la journée retentit. La classe se vide petit à petit. Après avoir discuté, Marie-Pierre et moi attendons la maîtresse devant la grille pour nous dénoncer. Mme sévère nous écoute et dit :

« c’est très bien d’être venues de vous-même, mais vous auriez dû le faire plus tôt » Nous sommes très mal à l’aise et devant nos regrets la maîtresse décide de ne plus en parler.

Elle s’en va en nous disant :

« à demain pour la fête de l’école »

Je repars chez moi avec Marie-Pierre,  la main dans la main, amies pour la vie

FIN 

 

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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 16:39

Les nouvelles sont finies! Afin de présenter le résultat des rencontres entre les élèves et les retraités, une lecture festive est organisée. Voilà l'affiche annoncant la clôture de nos séances: 

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                          VENEZ NOMBREUX!!!

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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 15:35
Photos de classe:

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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 15:30
 
le premier atelier d’écriture:
 
Samedi 1er février : Les choses sérieuses commencent !
Chaque groupe doit réfléchir sérieusement à l’histoire qui va être racontée. Les souvenirs, anecdotes confiés par les résidents vont servir de point de départ. Mais il a aussi été décidé de laisser la part belle à l’imagination, tout en restant crédible !
 
Cet atelier a servi à dégager la trame des histoires.
Par exemple, les enfants ont dû se plonger dans les questions que se posent tous les écrivains avant de commencer à écrire. Voici quelques extraits des nombreuses interrogations qui ont marquées la séance
-       Choix du narrateur: qui parle ? A la première ou la troisième personne du singulier ?
-         Où se déroule l’action ?
-        Quand ? 
      Etc, etc…………….
Le travail d'écrivain en herbe n'est pas facile. Mais nous sommes heureux de constater que les enfants ont bien retenu ce qui a été dit durant cette première rencontre. C'est encourageant pour la suite! 
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 15:00
Salles de classe vers 1950:

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